Nouveau départ pour l’Unécof
L'Union des Etudiants de la Communauté française, l'Unécof, souhaite réagir suite à l'article publié dans La Libre intitulé « Le rapport qui accable les organisations étudiantes ».
La principale information qu'apporte l'article est que dans un rapport réalisé à la demande du Ministre Marcourt, les organisations étudiantes en 2009-2010 sont absentes dans plus de 75% des « conseils d'avis » dans lesquelles elles ont des mandats.
Réaction.
Chaque année, un nouveau conseil d'administration investit les organisations étudiantes. Il est donc inapproprié que le rapport de 2009-2010 condamne la nouvelle équipe mise en place à l'Unécof.Cette année, l'Unécof change en profondeur. L'instauration d'une co-présidence en est le principal indice. Depuis juin dernier, l'Union des étudiants de la Communauté française a répondu présent à toutes les convocations. De plus, nous avons déjà pris le temps de rencontrer l'ensemble des groupes politiques pour leur exposer nos points de vue sur l'enseignement supérieur.
L'Unécof est un syndicat étudiant de terrain. Nous soulevons des problèmes et nous y apportons des solutions réalistes. En août, nous avons soulevé la problématique des kots insalubres et trop chers. Nous proposions d'instaurer un label kot et une déduction fiscale pour les étudiants. Nous sommes présents sur tous les fronts. Rappelons qu'à un niveau plus local, nous avons dénoncé le coût de la « carte riverains » des étudiants kotteurs Anderlechtois. Nous avons proposé des amendements directement dans le texte pour solutionner le problème. Nous avons donc une politique d'être présent aux concertations, et de provoquer des réunions avec les responsables politiques. Pour nous, rencontrer les politiques est plus important que de crier à tout va dans les médias. Pour reprendre une image parlante : le commun des mortels porte d'avantage d'attention à un gros chien qui aboie une fois qu'à un petit roquet qui aboie tout le temps.
Nous voulons tout de même dénoncer que les concertations ont toujours lieu pendant les heures de cours. Pire, les tables rondes l'an passé ont commencé pendant le blocus de Noël et les examens. Les étudiants sont bénévoles. Ils doivent privilégier la réussite de leurs études. Parfois, on se demande si la présence des étudiants est vraiment souhaitée... Une solution pourrait être de valoriser la participation étudiante en terme de crédits scolaires. Ce fut une proposition de l'Unécof l'année passé.
Le décret représentativité actuel est obsolète. Il faut entre autres remplir les conditions suivantes : 20% des étudiants en Communauté française, avoir minimum une Université, une Haute école et une Ecole Supérieure des arts affiliées à l'organisation. Dès lors, on est vite tenté de privilégier le côté marketing et le côté presse. L'Unécof, est donc favorable à la révision en profondeur du décret représentativité et, cohérente avec sa politique, souhaite donc supprimer les critères chiffrés. Nous souhaitons que le décret soit basé sur le rapport d'activité (en ce compris la présence aux réunions). Cela permettra aux organisations étudiantes de ne plus se faire la guerre aux membres, et quitter la superficialité de la presse pour entrer dans la profondeur de la réflexion et augmenter la présence active aux réunions. Au lieu de se battre contre des chiffres, nous préférions nous battre auprès des étudiants sur le terrain. Maintenir minimum deux syndicats étudiants nous semble indispensable dans une société démocratique. Il faut permettre aux étudiants de choisir leur syndicat qui correspond le mieux à leurs valeurs et à leurs idéaux.
Le rapport critique aussi la gestion de conseils étudiants (au niveau des Hautes Ecoles ou ESA). L'Unécof avait déjà décelé le problème et y a remédié directement. Cet été, nous avons écrit un « guide du délégué » pour aider les conseils étudiants à être administrativement en ordre. Nous avons en outre détaché un permanent pour aider les conseils étudiants à être en ordre (dans la limite de la non-ingérence).
Nous le répétons : ce sont les membres qui font l'association. Ne condamnons pas trop tôt les organisations étudiantes de cette année.




